Concernant la vente de l’ancien palais de justice et de la place Lacarre , ne pas se tromper de débat !

Concernant la vente de l’ancien palais de justice et de la place Lacarre , ne pas se tromper de débat !

La majorité municipale a souhaité redonner vie au bâtiment de l’ancien tribunal, situé au bout de la rue d’Espagne. Ainsi résumé, nous ne pouvons que souscrire à un tel objectif. La réhabilitation de ce bâtiment emblématique ne peut que consolider l’attractivité du centre-ville et renforcer ses fonctions résidentielles et commerciales.
La Mairie a choisi de vendre le bâtiment et une partie de la place Lacarre adjacente, à un opérateur qui prévoit d’y aménager des espaces dédiés au commerce, à des bureaux ainsi qu’une activité de restauration. Ce n’est pas l’affectation prévue qui est pour nous contestable en soi.
C’est le chemin emprunté pour y parvenir qui nous interroge ! 
Selon nous, la Ville de Bayonne aurait dû se donner les moyens d’aménager directement cet espace en gardant ainsi la maitrise totale de l’opération.
Cette question nous semble primordiale. Elle aurait dû constituer le préalable à toute réflexion.
La Mairie n’est pas propriétaire du domaine public mais en est simplement la gardienne.
Conserver la maitrise publique des biens fonciers et immobiliers structurants est éminemment stratégique, pour l’aménagement de la Ville, pour les habitants d’aujourd’hui et les générations futures.
Tout l’intérêt de cet ancien palais de justice relève de son histoire, des symboles qui le traversent et de son emplacement en plein cœur du centre ancien, face à la cathédrale de Bayonne.
Le céder à un opérateur privé avec une partie de la place Lacarre, aurait à minima nécessité un temps de concertation. Mais aucune consultation citoyenne n’a été initiée, et le projet n’a fait l’objet d’aucune information préalable, ni en commission, ni devant l’ensemble des conseillers municipaux.
Ce projet aurait pu être monté et atteindre son objectif, sans pour autant dessaisir la Ville et ses habitants, de ce patrimoine. C’est ce point, fondamental, que nous contestons.