Les nouveaux propriétaires de l’ancien palais de justice attaquent les élu(e)s

Les nouveaux propriétaires de l’ancien palais de justice attaquent les élu(e)s

Suite aux recours déposés contre la décision municipale de vendre l’ancien Palais de justice et la place Lacarre et  contre le permis de construire délivré par la Mairie, les nouveaux propriétaires (la SCI la galerie du palais) intentent un procès devant le TGI de Bayonne à 10 conseillers municipaux et à 3 résidents bayonnais, en demandant à ce qu’ils soient condamnés à leur verser 975000 €.

A l’origine, notre position était claire : nous ne contestons pas la décision municipale de redonner vie à ce bâtiment, bien au contraire, son inoccupation n’a que trop duré ! Nous ne contestons pas non plus le contenu du projet lui-même centré sur des activités de commerces et de services. Mais nous sommes en désaccord avec la décision de renoncer à la maitrise foncière d’un immeuble et d’une place publique. En perdant la propriété, la Mairie perd à jamais sa  capacité à agir sur ce secteur stratégique du centre-ville bayonnais. Pour nous la Mairie se doit de rester la gardienne du domaine public, et de rechercher avec les investisseurs privés des montages juridiques qui permettent la réalisation de projets tout en préservant la maitrise foncière par la collectivité.

Les deux recours déposés contre les 2 délibérations actant le déclassement du domaine public et la vente et contre le permis de construire ne visaient qu’à vérifier la légalité de ces 2 décisions devant le tribunal administratif.  

Dans ce contexte, l’attaque envers nous, des responsables de la SCI,  reste pour nous incompréhensible

Elle est par ailleurs choquante, car il s’agit d’une attaque d’investisseurs immobiliers contre 10 élus de la municipalité dont le seul tort serait de faire leur  travail de conseiller municipal dans le respect de leurs convictions et de leur conception de l’intérêt général de la ville.

Dans ce cas de figure, nous sommes face à  des investisseurs immobiliers qui demandent à ce que des élus soient condamnés à leur verser des sommes délirantes, pour  l’exercice normal de leur responsabilité. Cela ébranle selon nous, les principes qui régissent le bon fonctionnement de la vie démocratique locale.